Caligula

Création mondiale
1945
Texte :
Albert Camus
Metteur en scène :
Georges Firmy

Deux mois après la création française de Meurtre dans la cathédrale, Giorgio Strehler, alias Georges Firmy, signe la création mondiale de la tragédie en quatre actes de Camus. Printemps sublime à la Comédie, révélateur d’une vocation pour le jeune exilé politique qui, la guerre terminée, rejoint Paolo Grassi à Milan. Ensemble, ils s’attelleront à la reconstruction du théâtre italien, notamment à travers l’aventure magnifique du Piccolo Teatro.

C’est en 1944 que Giorgio Strehler, alias Georges Firmy, réfugié de guerre à Genève, fonde la Compagnie des Masques avec Claude Maritz.

« La Compagnie des Masques est brusquement apparue avec un éclat d’autant plus vif et surprenant que personne, dans cette bonne ville si heureusement curieuse des choses du théâtre, ne savait d’où venaient ces jeunes gens, qui ils étaient et quels desseins ils nourrissaient. 

Et voilà que, d’un coup, ces Masques dédaignent les salles modestes dont se satisfont les troupes similaires et s’installent à la Comédie. »

Rodo Mahert

« Les voilà qui partent en point, à l’avant-garde »


 

« La Compagnie des Masques a trouvé dans son animateur M. Claude Maritz un interprète qui, dans un alliage rare, joint aux qualités viriles des séductions féminines et figurait fort bien, sous les espèces de l’empereur romain, cet androgyne spirituel qu’est le héros de l’absurde. »

Journal de Genève

« Quant à M. Georges Firmy, metteur en scène, grâce à son art inventif et minutieux des liaisons et des compositions, il a suscité le mouvement capable de soutenir un texte serré, mais très intellectuel.
Il y a pleinement réussi et le spectacle lui doit une grande part de son prestige. »

Journal de Genève

Reprise de 1977

Mise en scène :
Gérard Carrat

« Comme un cousin, qui aurait mal tourné, des jeunes loups créés par Stendhal »

A la quasi unanimité, la presse s’accorde sur le fait que François Germond a trouvé en Caligula son meilleur rôle.

« Dans une composition si bouleversante de densité qu’elle en devenait douloureuse par instants, Michel Bonel souligne dans Le Courrier qu’il nous a rendu l’empereur humain et pitoyable », tandis que Christiane Perros le voit à La Tribune « habité d’un frémissement d’ange déchu. » 

« Il s’est révélé à l’art et à lui-même, confie Jean-Roger Didier au Progrès de Lyon. Son personnage aux mille faces et aux mille détours conserve, au fil de sa grandiose quête, une immuable et implacable lucidité. »


 

En revanche, J.-L. Chappaz désapprouve dans La Voix Ouvrière son choix de présenter, dès le départ, « son personnage comme un fou. A peine entré, se roule-t-il déjà sur le sol : c’est pourtant tout le contraire des indications fournies par Camus », concluant : « J’ai cependant entendu un spectateur enthousiaste dire que, mieux dirigé, Germond eût atteint le génial. »

« Serge Diakonoff contribue à faire croire aux spectateurs qu’il va vivre des instants exceptionnels »

« La sombre beauté du décor, une sorte de Colisée stylisé, imaginé par Serge Diakonoff, excluant tout pittoresque à la De Mille. Sur le devant, les toges claires des sénateurs, que les pinceaux lumineux découpaient soigneusement sur un fond noir, se mouvaient comme sur un échiquier avec une certaine staticité ; elle voulaient signifier au drame une valeur intemporelle et universelle. »

Michel Bonel

Distribution

1945, CALIGULA

D’Albert Camus
Production Compagnie des Masques

Mise en scène : Georges Firmy
Décor : Georges Firmy
Musique : Edouard Muller-Moor
Costumes : Kaiser 
 

Distribution :
Caligula : Claude Maritz
Caesonia : Béatrice Galland
Hélicon : Gilbert Lipp
Scipion : André Faure
Cherea : Charles Gampert
Premier patricien : François Verdysse
Deuxième patricien : Alexandre Benoit  
Troisième patricien : René Yves 
Le vieux patricien : Claude Chappuis
Mereia : Georges Milhaud
Mucius : Bernard Wagnière
L’intendant : Fredy André
Premier garde : J.-J. Croptier
Deuxième garde : A. van der Weid
Troisième garde : Henry Mottironi
Quatrième garde : Stéphane Guérin
Cinquième garde : Edmond Seyne
Sixième garde : Jean-M. Lamunière
Femme de Mucius : Adrienne Perroy
Femme de Cassius : Eveline Eggmann
Femme d’Octavius : Monique Dhioly

 

CALIGULA, REPRISE DE 1977 

Production Comédie

Mise en scène : Gérard Carrat
Décor : Serge Diakonoff
Costumes : Conchita Salvadore et Serge Diakonoff, aidés de Marcelle Benagli
Perruquier : Victor Sanchez

Distribution :
Caligula : François Germond
Caesonia : Catherine Eger
Cherea : Jean-Charles Simon
Helicon : Jean-Charles Fontana
Scipion : Pascal Nordmann
Senectus : André Faure
Metellus : Maurice Aufair
Lepidus : Jean-Marie Verselle
Octavius : Georges Milhaud
L’Intendant : Bénédict Gampert
Mucius : André Neury
Mereïa : André Talmès
Femme de Mucius : Antoinette Martin
Le Poète : Nicolas Rinuy
Le premier garde : Roland Vuillien
Le deuxième garde : Erik Verkoogen
Le troisième garde : Emmanuel Excoffier
Le quatrième garde : José Albiol