La Charrette
de pommes

1960
Mise en scène :
William Jacques
Texte :
George Bernard Shaw

Grande première pour l’ouverture de saison : jouée en deux langues, la comédie de Shaw a permis de se livrer à une stimulante confrontation. Tandis que William Jacques s’emparait de la mise en scène de la traduction française avec la troupe de la Comédie, Ellen Pollock assurait celle de The Apple Cart avec les étudiants de la Royal Academy of Dramatic Art de Londres. 

Etude comparative

« Plus de couleur, d’éclat et de comique dans celle de William Jacques, mais aussi un jeu plus relâché  et glissant parfois, surtout lors de la première séance du cabinet, à un rien de vulgarité. »

Eugène Fabre

« Rigueur au contraire de la part de Mme Ellen Pollock, mises en place expressives, et tout pris dans un ton d’ironie. »

Eugène Fabre

Caricature de M. Alexandre Matthey

 

Conçus par le décorateur londonien Douglas Heap, les décors en trompe-l’oeil sont exécutés à Genève par Alexandre Matthey. Qualifiés de frais, séduisants, fort plaisants, ils ont remporté tous les suffrages.

En revanche, souligne Le Journal Français,
« une erreur m’a semblé regrettable dans ce spectacle anglais : les costumes, dont on a cru devoir affubler les acteurs. Signés par M. Hebert Siddon, ils avaient exactement l’aspect de survêtements pour athlètes des Jeux olympiques ! C’en était même ridicule. Je veux bien que The Apple Cart se passe dans le futur, mais de là à imaginer que nos descendants seront fagotés de la sorte, cela me semble aller un peu loin… », commente-t-il agacé.

« Tout le monde est d’ailleurs là en costume martien, sauf le ministre socialiste qui est anachroniquement en complet-veston affreux. Shaw aurait été ravi. »

La Suisse

Une distribution enjouée… mais trop jeune

+
+

« J’ai trouvé faisant par trop ‘jeune homme’ les ministres. Tous ces comédiens ne devraient-ils pas apprendre à se transformer ? »

+
+

Distribution

1960, LA CHARRETTE DE POMMES 

De George Bernard Shaw
Adaptation de A. et H. Hamon
Production Comédie de Genève
Du 12 au 17 novembre 1960

Mise en scène : William Jacques
Décors : Douglas Heap
 

Distribution :
Le roi Magnus : Pierre Lioté
Proteus : André Faure
Boanerges : Adrien Nicati
Pamphilius : Georges Dimeray
Nicobar : Jean-Charles Malan
Crassus : Serge Nicoloff
Pline : Richard Vachoux
Balbus : Robert Schmid
Sempronius : André Neury
Van Hattan : Gérard Carrat
Orinthia : Isabelle Villars
La reine : Claude Abran
Lysistrata : Hélène Dalmet
Amanda : Floriane Silvestre
La princesse royale : Janine Christofe